2/06/2012

Maintenant que nous avons franchi la première centaine, attaquons nous aux choses sérieuses!

Maintenant que nous avons franchi la première centaine, attaquons nous aux choses sérieuses!
Mais non, je blague, il ne faudrait quand même pas que je commence à me prendre au sérieux quand je prends deux minutes pour écrire un petit billet! Quoi que…

Farces à part, hier nous sommes allé à l’Arche d’Or (moi j’ai appris ce surnom à 24 ans, avant ça je pensais que c’était un vrai de vrai restaurant…) pour le dîner et les enfants se sont donné à fond dans l’aire de jeux. C’était vraiment beau de voir tous les petits monstres galoper dans le module de jeux, rire à gorge déployé et se faire naturellement des copains/copines avec qui s’inventer toutes sortes d’aventures.


Ce qui était peut-être moins amusant c’est le manque d’espace pour les parents qui veulent surveiller leur progéniture… pas de place pour nos chaussures (mais c’est l’hiver, on ne peut pas mettre de la gadoue partout quand les enfants sont en chaussette!), pas de place pour nos manteaux (ni ceux des monstres d’ailleurs) et pas de place où poser nos popotins. Bon, d’accord, la dernière partie c’est un peu de la paresse…

Je crois quand même que mon point est valide… le but ce n’est pas d’être surprotecteur, mais plutôt d’être disponible pour éduquer nos monstres, et ce peu importe de contexte. Je ne suis pas la mère parfaite, loin de là, mais je fais ce que je peux avec mon gros bon sens et ce gros bon sens-là il me dit que ma gamine de 2 ans et demie et son frère de 6 ans ne peuvent pas être complètement laissé à eux-mêmes sans que je (ou PapaMonstre, ou un GrandParentMonstre, ou une TatiMonstre... vous comprenez surement où je veux en venir!) ne soit à portée de voix pour corriger des comportements moins acceptables.

Mais ce n’est pas une philosophie que tout le monde partage, surtout quand l’aire de jeux n’a qu’une porte pour entrer et sortir et que les murs/structures (et le sol) sont placardées de mousse pour amortir les chocs potentiels. Il y a donc un malaise quand je reprends mes monstres pour leur interdire de remonter la glissade ou d’escalader l’extérieur du module de jeux puisque d’autres enfants, du même âge ou légèrement plus vieux, sont en train de le faire.

- Mais BelleMamanMonstre, le garçon il grimpe lui!
- Je m’en fou, c’est pas parce que les autres font des niaiseries que tu peux faire pareil!!!!!!!!!!!

Puis quand des enfants clairement trop grand pour ce genre de jeux débarquent en groupe, bousculent les plus petits, massacre le module de jeux pour empêcher l’accès aux autres enfants… je suis vraiment découragée. Le pire la dedans c’est que trop souvent, nous les parents qui sommes disponibles dans l’aire de jeux, nous n’osons pas intervenir!

Trop habituée devant les personnes qui prennent la place sans faire attention aux autres (ce que je pense ici : BULLIES), je suppose, c’est un effort réel (pour moi en tout cas) de dire aux petits morveux de jouer comme du monde ou alors de retourner dans la jupe de sa mère (hey, ce n’est pas de la prose là, je veux juste que le gamin il débarque de son perchoir avant d’enfoncer les palettes de Monstre#2).

Mais quand je me lance (très poliment parce que même si je me revois à 7 ans tassée dans un coin, maintenant je suis une adulte face à un môme et c’est une réalité qui a un double tranchant), je sens bien le soulagement des autres parents qui avaient le même dilemme interne… c’est-à-dire : doit-on corrigé le petit morveux qui rend les autres misérables où qui les empêches de jouer avec certains espaces du module de jeux?

La clé, je suppose, c’est d’être poli avec les enfants fautifs, mais il ne faut quand même pas se mettre à genoux devant des petites brutes. Malheureusement, le malaise demeure parce que leurs parents ne sont pas là. J’ai beau regarder partout en cherchant quelqu’un qui aura l’air de vouloir me défoncer mes palettes à moi ou encore quelqu’un qui va avoir l’air de vouloir disparaître dans le sous plancher parce que son monstre agit comme… un monstre.

PapaMonstre, lui, est toujours bien content quand je suis avec lui puisque je me retrouve toujours à faire la police du terrain de jeux et qu’il sait qu’il n’aura pas besoin de mettre sa stratégie en action. Sa stratégie? Ramener les petits fautifs à leurs parents et apprendre à ces derniers les belles prouesses de leur chair. Personnellement, je trouve cette stratégie un peu extrême et beaucoup plus volatile… parce que si les enfants sont comme ça, ce n'est peut-être pas parce que les parents misent gros sur la politesse?

C’est peut-être un peu gros comme jugement, mais dans les mots d’une personne très sage… « Je ne veux pas juger, mais JE JUGE, JE JUGE OK????!!!!????!!! », après tout, ce sont MES enfants qui sont victimes de ces petites brutes…

La bonne nouvelle c’est que je n’ai pas encore croisé d’enfants assez mal élevés pour ne pas tenir compte de mon « Heille là, ça va faire les niaiseries c’est pour tout le monde le module de jeux alors arrêtez d’empêcher les petits d’y avoir accèes! » ou même de mon « Woo, non, tu débarques de là tu suite avant de blesser quelqu’un! ».

Malheureusement, je suis pas mal certaine qu’un jour je vais avoir droit au « Arrête d’écoeurer mon gars/ma fille, y fait juste jouer! ». Ce jour-là, c’est PapaMonstre qui va régler le problème… sinon la situation risquerait fort d’être beaucoup plus volatile de par mon intervention!

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