9/27/2011

C'est tranquille dans notre coin de pays.

Le rythme de l'automne s'installe tranquillement, les bernaches sont au rendez-vous et les feuillus rougissent. Il faut avouer qu'on voit beaucoup plus tôt les signes avant-coureurs de la saison froide lorsque l’on habite en région... et voir les bernaches paresser au soleil dans le champ qui s’étend devant la maison c’est un luxe réservé à la campagne!

Les voisins cordent leur bois de chauffage en préparation de l’hiver et les magasins mettent déjà en vedette leurs rayons d’articles de Noël… tout ça avant même que l’Halloween ne soit passé! Ce qui me fait penser qu’il va falloir commencer à prévoir les cadeaux que le Père Noël apportera aux enfants dans quelques mois… ouf!

Avec la recherche d’emploi qui tarde à déboucher sur quelque chose de pertinent (lire ici que MamanMonstre est sélective dans le choix d’un emploi qui obligera monstre#2 à passer ses journées à la garderie) c’est facile de tomber dans l’ennui profond qui accompagne souvent l’arrivée de l’automne et l’anticipation de la saison qui s’en suit normalement… l’hiver.

Monstre#1 est à l'école, la maison est donc plus calme malgré les frasques de monstre#2 ce qui fait en sorte que j'ai plus de temps pour tricoter. Je sais que c’est un peu quétaine, le tricot, mais au moins j’ai l’impression de faire quelque chose de constructif de mes journées… à défaut de frotter les moindres recoins de la maison je fais des vêtements pour les monstres… et des jouets aussi. Ça me tien occupée et les monstres sont contents… je dois avouer que ça aide beaucoup lorsque l’on reçoit des multitudes de compliments à chaque fois que les monstres gambadent en publique avec un de leurs tricots… il ne reste plus qu’à recevoir des compliments parce que leur comportement est irréprochable et ce sera parfait!

Blagues à part, il y a une forte tendance qui se dessine chez les adeptes modernes du tricot et c’est celle de l’égoïsme. Pour les non-initiés, cela signifie que l’on tricote désormais pour le plaisir de la chose plutôt que par nécessité… il est en effet beaucoup plus économique, de façon générale, d’acheter tout fait… à moins d’utiliser surtout de la laine en vrac, ce qui limite quand même de beaucoup le choix en matière de fibres et de coloris. Le privilège de recevoir un tricot fait main dépend donc grandement de l’appréciation qui est démontrée lorsque l’item est offert et du soin qui lui sera accordé une fois qu’il est en votre possession.

Le chandail rangé et oublié, le châle perdu ou lavé avec les serviettes, le foulard accueilli avec un « Ah, c’est dont ben drôle comme couleur ça… »… rien pour donner envie de passer un nombre embarrassant d’heures sur un prochain projet qui vous sera destiné! Par contre, la veste pour bébé blanche à l’origine qui devient d’une couleur indescriptible parce que le chérubin l’a porté jusqu’à en user la fibre? La couverture avec les fils tirés et les taches non identifiables? La peluche ou la poupée raccommodée jusqu’à la moelle? La robe qui devient la tunique puis le petit chandail… ah que de beaux compliments!

Comme le compliment que me fait monstre#2 en ce moment. Voyez-vous, je lui ai terminé à l’instant une tuque en chenille qui ira avec le manteau que je n’ai pas encore terminé… il me manque le courage de faire les manches! Lorsque la tuque en question est tombée de mes aiguilles, il y a près de 20 minutes maintenant, monstre#2 s’en ait emparée et elle refuse obstinément de l’enlever… même si la pièce affiche présentement une température de 25 degrés Celsius!


Ça fait chaud au cœur de voir qu’elle n’a pas encore atteint l’âge d’avoir honte des tricots faits avec amour par sa maman!

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