6/21/2011

Idées préconçues v/s réalité...

Je suis une fille de la ville.
Je suis née en ville, j'ai grandi en ville, étudié en ville et travaillé en ville.

Je me suis mariée en ville et j'ai fondé une famille... en ville.

Et, pour la 4e fois aujourd'hui, mon voisin est passé devant ma maison avec son tracteur. Probable qu'il sortira ses vaches cet après-midi dans le champ adjacent à ma maison puisqu'il fait une superbe température.

Un choc culturel? Pas vraiment parce que même si je suis une fille de la ville, je savais à quoi m'attendre en venant m'établir en région! J'ai écouté les filles de Caleb et Blanche quand j'étais jeune, voyon!

N'importe quoi...

Ce qui est vrai, par contre, c'est que des idées préconçues j'en avais un tas, et que la réalité ne les a pas toutes confirmées. Alors pour rire un peu j'ai pensé faire un billet pour décrire ce mini choc culturel qui a suivi mon déménagement hors de la grand ville de Montréal.

1. À la campagne, la nuit c'est le silence et non pas le bruit des automobiles plus ou moins loin.
L'idée préconçue rejoint à moitié la réalité... en effet, ce n'est pas le bruit des automobiles qui berce la nuit, mais les grillons sont assourdissant! L'hiver, par contre, le silence est vraiment frappant! Il faut s'y habituer lorsqu'on a l'habitude de s'endormir avec les sons d'un boulevard et qu'on tombe soudainement face à une symphonie nocturne stridente estivale puis face au silence glacé de l'hiver.

2. À la campagne, le magasin le plus proche est a 140 km de route de terre et les denrées sont livrées une fois par mois.
Ok, ok, ce n'est pas vraiment ce que je pensais avant de déménager ici, mais je m'attendais quand même à devoir m'armer de patience avant d'avoir accès aux commodités habituelles (épicerie, pharmacie, resto de sushi, grande surface... les essentiels quoi!). Finalement, tout est aussi proche que lorsque j'habitais à Montréal, à quelques détails près.

En effet, le resto de sushi est beaucoup plus près de chez moi maintenant. L'hôpital aussi et si j'en crois les dires de ma notaire (ben oui, on JASE ici quand on signe un contrat pour l'achat d'une maison) il y a rarement plus d'une heure d'attente à l'urgence.

3. La campagne, ça pue...
Bon, quand les fermiers sont à retourner et fertiliser leurs champs c'est vrai que ça sent *vraiment* fort et qu'on est loin de l'odeur d'un bon pain frais qui cuit... je n'en dirai pas plus ;).

4. À la campagne, tout le monde se connait.
Vrai, vrai, vrai! Quand le vendeur d'électroménagers t'accueil avec "Ahhh c'est vous qui avez acheté la maison de madame machin chouette", tu es loin de te sentir anonyme. Ça veut aussi dire que c'est une bonne idée de sourire aux gens que tu croises, d'être courtois et respectueux quand tu te promènes sur la rue parce que tu ne sais pas si le passant que tu fais attendre sous la pluie parce que tu es trop pressé pour faire ton arrêt en voiture est aussi le responsable des ressources humaines de l'entreprise pour laquelle tu veux travailler.

Ce qui est vraiment le meilleur la dedans, c'est que c'est difficile d'être de mauvais poil quand les gens que tu croises te souris et te salut, même s'ils n'ont aucunes idée de qui tu es.

5. Et tout le reste!
Farces à part, quand je parle à mes amis de mon nouveau milieu de vie, certain m'imagine dans le milieu d'une forêt lointaine, lavant mon linge directement dans la rivière et chassant le gibier avec un chapeau fait à partir d’une peau de raton-laveur m’ayant été offert par les indigènes locaux à mon arrivée… 

Sérieusement les amis, je n’ai même pas eu besoin de faire 150 km à dos de lamas pour avoir accès à l’électricité et Internet haute vitesse se rend dans mon petit coin de pays ;).

Et en ville, je n'aurais eu cette jolie visite qui m'a permis de prendre cette photo tout en étant assise à ma table de cuisine entre deux gorgées de thé...





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