6/30/2011

Le fameux tricot...

C'était prévu, il allait certainement être trop grand... mais avoir 3 pouces de trop en longueur sur les manches? Au moins les poignets sont faits pour être roulés et ça donne quand même un très joli résultat!

Maintenant, le capuchon... seule pièce tricotée séparément puis cousue au chandail pour la finition. J'ai déjà monté les mailles sur mes aiguilles droites, pas assez de mailles pour justifier l'usage d'aiguilles circulaires et, comme il s'agit en fait d'un grand rectangle, pas besoin de double pointe.

Désolée pour la photo de médiocre qualité, mais je ferais une belle photo du résultat final une fois que j'aurai assemblé le capuchon avec le reste du chandail!



Par contre, mes 4mm droites sont tordues... et oui, plus les aiguilles sont de petit diamètre, plus elles sont fragiles... tellement que je n'ai pas encore été capable de tricoter avec mes 2mm parce qu'elles plient et que j'ai peur qu'elles cassent!

Je n'ose pas imaginer ce que je ferais avec des aiguilles de bois! Je dois dire que je préfère aussi mes aiguilles en métal parce qu'elles glissent bien et qu'avec mes aiguilles en bois j'ai toujours l'impression que le fil s'accroche... il faut dire que mes aiguilles circulaires en bambou qui portent présentement (et depuis quelques mois...) une couverture pour ma petite princesse sont brisées et que ça ajoute à la paresse qui me prend sur ce projet.

Il demeure que ce projet de longue haleine (la couverture) est un projet intéressant, à défaut d'être rapide, alors j'en reparlerai surement... mais pas aujourd'hui!

6/29/2011

Il pleut..

Il ne fait pas toujours soleil en région. Aujourd'hui il pleut, le décor est gris et la brume est tellement épaisse qu'il est difficile de voir de l'autre côté du rang et je vois à peine la silhouette de la maison voisine.

Quand on fait face à une journée comme ça il n'est pas question de sortir jouer dehors et les activités intérieur sont plus rare ici... enfin, elles sont surtout plus loin! Et les enfants sont trop jeunes pour aller se perdre à la bibliothèque, le centre d'achat est trop petit pour en valoir la peine, le musé le plus proche n'est pas adaptés pour les enfants...

Malheureusement, l'épicerie n'a pas été faite et je n'ai pas les ingrédients pour faire des biscuits avec les petits monstres. Alors qu'est-ce qu'on fait? Le ménage, le lavage, du cinéma en pyjama avec les enfants, de la Wii... et moi je prie très fort pour qu'ils fassent la sieste après le dîner!

Ce n'est pas juste parce qu'on est en région, quand il pleut on dirait qu'on est plus mou, moins motivé à courir partout. Quand c'est gris, peu importe la région habitée, on a souvent juste envie de se blottir dans une doudou avec un bon film à la télé... Enfin, c'est peut-être juste moi qui ressent cette envie parce que les enfants sont complètement effervescent, eux!

Je n'ai pas trouvé la solution parfaite... mais j'ai trouvé une boîte de mélange à gâteau! À défaut de bons biscuits maison, ils auront des petits gâteaux aux cerises. Un temps de cuisson de 25 minutes, ça veut dire 25 minutes avec les deux petits monstres bien assis devant la vitre du four... Ben quoi? Il faut bien surveiller que les gâteaux ne se sauvent pas... le temps que maman souffle un peu ;)

Seul bémol, seulement 16 petits gâteaux dans cette fournée alors que j'en obtiens normalement entre 22 et 24... il faudra surement parler de moyens gâteaux alors!

Il faut quand même avouer que ces gâteaux amènent un peu de soleil dans la journée non? Et ils ont pas mal de succès ;)


Ah, quel drôle de hasard... il est pratiquement l'heure du dîner, puis ce sera la sieste! Pour moi aussi je crois ;) parce que:

Moi: Combien tu veux de hot-dog pitou?
Monstre #1: 50 millions!

Ça va être long faire cuire tout ça...

6/27/2011

Passer le temps... le tricot!

Qu'est-ce que je fais pour passer le temps, outre pourchasser ma petite princesse à longueur de journée?
Je tricote.

Je sais, je sais, c'est l'été et normalement on ne pense pas au tricot en été... mais c'est plus fort que moi, j'aime vraiment ça. Puis il existe de merveilleuses fibres plus légères qui se prêtent très très bien au tricot l'été! Puis le fait d'habiter presque complètement dans l'est du Québec fait que nos soirées sont encore assez fraîches pour qu'on fasse appel au confortable chandail de laine tricoté avec amour par sa maman ;).

Qu'est-ce qui traîne sur mes aiguilles en ce moment? Un joli petit chandail qui aura éventuellement un capuchon... éventuellement puisqu’ il faut d'abord que je finisse le corps et les manches! C'est aussi une grande première, ce chandail, puisque je n'ai fait appel à aucun patron! En effet, le patron qui m'intéressait était vraiment difficile à suivre (en plus, moi je tricote en anglais alors ça ajoute une difficulté).

J'ai donc retroussées mes manches et j'espère que le résultat sera bien... mais c'est prometteur, je crois! Alors sans plus attendre, mon "en cours":



Et de plus près... 

Les rayures ne sont pas parfaites, c'est souvent le malheur quand on utilise de la laine multicolore au lieu de changer soit même son fil, mais je trouve que ça donne un certain charme aux vêtements d'enfants. Je sais qu'il va surement être trop grand pendant quelques semaines, mais je voulais être certaine qu'il lui ferait bien même cet automne et cet hiver.

La laine de coton (je crois) que j'ai trouvé pour est juste assez épaisse pour ne pas être trop chaude pour les soirées fraîches, mais assez pour être confortable lorsque le mercure descend... Bref, j'espère que ce sera le chandail idéal à avoir sous la main pour sortir quand il fait frais.

Si le résultat final est réussi, je posterai le patron... qui sait, peut-être que quelqu'un d'autre pourrait vouloir en tricoter un! 

6/22/2011

Jouer dehors...

Qu'est-ce qu'on fait avec les enfants quand on est en recherche d'emploi? Et bien ici, jouer dehors est un must... le problème c'est que si j'attirais les moustiques quand j'habitais Montréal et bien maintenant on peut les entendre charger à des kilomètres à la ronde quand je mets un orteil dehors.

Il y a quelques semaines je me suis fait piquée à un tel point que j'en ai encore le cou enflé. L'avantage c'est que je suis un genre de paratonnerre à moustique et que les enfants s'en tirent très bien, eux.

Malheureusement, ça veut aussi dire que je ne suis pas très portée à profiter de la cour et de la balançoire avec les enfants. C'est d'autant plus triste qu'il fait un soleil radieux depuis quelques jours et que l'on n'en profite pas assez parce que je n'ai pas encore mon habit d'apicultrice...

Blagues à part, c'est bien agréable de sortir respirer l'air pur de la campagne (surtout quand le voisin n'a pas encore épandue le fumier dans ses champs). Les papillons s'en donne déjà à coeur joie et ma fille s'amuse à faire de beaux bouquets de pissenlits et si je ne les enlevais pas en ville alors vous pouvez bien imaginer mon degré de motivation à faire le tour de mon terrain pour les enlever ici...

Ce qui est le plus agréable? Entendre les différentes espèces d'oiseaux chanter plus que le bruit des automobiles, avoir le vent du large qui atténue la chaleur du soleil et regarder ma fille qui gambade dans l’herbe en criant « Tracteuuuuuuuuuurrrrr ».



Mais, pour en revenir au choc culturel, ce qui est assez surprenant les premiers temps, c’est ce spectacle:



Dites-vous que mon terrain se termine au bout de la clôture blanche et plus ou moins 2 pied  derrière le cabanon (on ne voit pas la clôture qui, pourtant, se poursuit derrière le cabanon aussi)… on aurait pas vu ça quand on habitait Montréal! 

6/21/2011

Idées préconçues v/s réalité...

Je suis une fille de la ville.
Je suis née en ville, j'ai grandi en ville, étudié en ville et travaillé en ville.

Je me suis mariée en ville et j'ai fondé une famille... en ville.

Et, pour la 4e fois aujourd'hui, mon voisin est passé devant ma maison avec son tracteur. Probable qu'il sortira ses vaches cet après-midi dans le champ adjacent à ma maison puisqu'il fait une superbe température.

Un choc culturel? Pas vraiment parce que même si je suis une fille de la ville, je savais à quoi m'attendre en venant m'établir en région! J'ai écouté les filles de Caleb et Blanche quand j'étais jeune, voyon!

N'importe quoi...

Ce qui est vrai, par contre, c'est que des idées préconçues j'en avais un tas, et que la réalité ne les a pas toutes confirmées. Alors pour rire un peu j'ai pensé faire un billet pour décrire ce mini choc culturel qui a suivi mon déménagement hors de la grand ville de Montréal.

1. À la campagne, la nuit c'est le silence et non pas le bruit des automobiles plus ou moins loin.
L'idée préconçue rejoint à moitié la réalité... en effet, ce n'est pas le bruit des automobiles qui berce la nuit, mais les grillons sont assourdissant! L'hiver, par contre, le silence est vraiment frappant! Il faut s'y habituer lorsqu'on a l'habitude de s'endormir avec les sons d'un boulevard et qu'on tombe soudainement face à une symphonie nocturne stridente estivale puis face au silence glacé de l'hiver.

2. À la campagne, le magasin le plus proche est a 140 km de route de terre et les denrées sont livrées une fois par mois.
Ok, ok, ce n'est pas vraiment ce que je pensais avant de déménager ici, mais je m'attendais quand même à devoir m'armer de patience avant d'avoir accès aux commodités habituelles (épicerie, pharmacie, resto de sushi, grande surface... les essentiels quoi!). Finalement, tout est aussi proche que lorsque j'habitais à Montréal, à quelques détails près.

En effet, le resto de sushi est beaucoup plus près de chez moi maintenant. L'hôpital aussi et si j'en crois les dires de ma notaire (ben oui, on JASE ici quand on signe un contrat pour l'achat d'une maison) il y a rarement plus d'une heure d'attente à l'urgence.

3. La campagne, ça pue...
Bon, quand les fermiers sont à retourner et fertiliser leurs champs c'est vrai que ça sent *vraiment* fort et qu'on est loin de l'odeur d'un bon pain frais qui cuit... je n'en dirai pas plus ;).

4. À la campagne, tout le monde se connait.
Vrai, vrai, vrai! Quand le vendeur d'électroménagers t'accueil avec "Ahhh c'est vous qui avez acheté la maison de madame machin chouette", tu es loin de te sentir anonyme. Ça veut aussi dire que c'est une bonne idée de sourire aux gens que tu croises, d'être courtois et respectueux quand tu te promènes sur la rue parce que tu ne sais pas si le passant que tu fais attendre sous la pluie parce que tu es trop pressé pour faire ton arrêt en voiture est aussi le responsable des ressources humaines de l'entreprise pour laquelle tu veux travailler.

Ce qui est vraiment le meilleur la dedans, c'est que c'est difficile d'être de mauvais poil quand les gens que tu croises te souris et te salut, même s'ils n'ont aucunes idée de qui tu es.

5. Et tout le reste!
Farces à part, quand je parle à mes amis de mon nouveau milieu de vie, certain m'imagine dans le milieu d'une forêt lointaine, lavant mon linge directement dans la rivière et chassant le gibier avec un chapeau fait à partir d’une peau de raton-laveur m’ayant été offert par les indigènes locaux à mon arrivée… 

Sérieusement les amis, je n’ai même pas eu besoin de faire 150 km à dos de lamas pour avoir accès à l’électricité et Internet haute vitesse se rend dans mon petit coin de pays ;).

Et en ville, je n'aurais eu cette jolie visite qui m'a permis de prendre cette photo tout en étant assise à ma table de cuisine entre deux gorgées de thé...





Un bon coup de pouce pour s'établir en région, Place aux jeunes!

Partir de Montréal pour venir s'établir dans le Bas-St-Laurent, quelques 500 km plus à l'est, ce n'était pas une mince affaire. Si nous avions la chance de déjà connaître un peu la région, nous n'en connaissions pas vraiment les particularités et nous ne profitions pas d'un réseau de connaissances ou d'amis qui auraient pu nous aider à nous intégrer.

Puis nous avons fait appel à Place aux jeunes en région. Grâce à cet organisme, nous aons bénéficier d'un support très précieux pendant nos démarches de migration, et même encore maintenant d'un appui précieux dans la recherche d'un emploi.

Ce serait déjà beaucoup si ça s'arrêtait là, mais il y a plus encore! Nous avons eu la chance de participer aux séjours exploratoires et de rencontrer des gens susceptibles de nous aider eux aussi dans nos démarches de recherche d'emploi, en plus de rencontrer des gens très sympathique que nous aurons surement la chance de revoir dans notre nouvelle ville.

Changer de milieu de vie se fait rarement sans difficultés, mais Place aux jeunes en région offrent tous les outils nécessaires pour une transition agréable qui favorise l'épanouissement des nouveaux arrivants.

Alors merci pour cette expérience enrichissante et cet appui fort apprécié!

Une nouvelle vie... en région!

Nous avons bel et bien sauté le pas et nous avons quitté Montréal pour nous installer dans la belle région du Bas-St-Laurent. Histoire de partager notre expérience, et peut-être même d'aider à faire découvrir notre région d'accueil, nous avons décidé de construire notre petit pignon sur Web.

C'est donc ce qui a mené à la création de ce blog qui sera consacré à notre expérience de migration ainsi qu'à la découverte de notre nouveau milieu de vie, mais aussi à nos différents passe-temps et aux passions qui nous animent.

Au plaisir d'être lu... ou non ;)

Karine & Danis